Historique


Historique du site d’Aincourt 

En 1929, une épidémie apparaît avec 700 000 tuberculeux dont 10 000 meurent chaque année. Tous les hôpitaux sont contaminés.

La commission départementale décide alors de construire un sanatorium. L’emplacement est fixé au Parc de la Bucaille, ancien rendez-vous pour la chasse, d’une superficie de 100 hectares.

L’établissement fut bâti en 1931 et ouvert en 1933. En juin 1940, le sanatorium est fermé et en octobre 1940, un camp d’internement y est ouvert, appelé officiellement centre de séjour surveillé. Celui-ci était destiné aux personnes jugées comme étant dangereuses pour le maintien du régime de Pétain. On y trouvait des communistes, des syndicalistes, socialistes, francs maçons et résistants de tous réseaux et mouvements de résistance.
La vie des prisonniers y est difficile. En effet, ils ne recevaient aucune visite et la vie s’apparentait à celle d’une prison. Certains seront fusillés au Mont-Valérien (otages choisis parmi les internés). En mai 1942, le camp d’Aincourt est ouvert aux femmes : des résistantes et des juives accompagnées de leurs enfants. Les occupants viendront chercher ces dernières dont les enfants, d’abord pris en charge par les autres internées, seront emmenés par la Croix Rouge.

Le 15 septembre 1942, le camp est évacué. Livrées à la Gestapo par la police de Vichy, les internées furent déportées en majorité au camp de Ravensbrück d’où bien peu revinrent.

En mars 1943, Bousquet installe à Aincourt une école de formation de Groupes Mobiles de Réserve «GMR », chargés avec la milice, de la chasse aux résistants. Le camp fut officiellement dissous le 13 septembre 1943.
Le 29 août 1944, les Américains s’emparent du camp et le 314ème Régiment y installe momentanément son P.C.

Lire la page du blog de Roger Colombier

  • En 1946, l’établissement reprend ses fonctions initiales et redevient un sanatorium.
  • En 1955, un bloc opératoire nommé Pierre Le Foyer, en hommage à un spécialiste des opérations thoraciques, est ouvert.
  • En 1970, le docteur HAMON s’intéresse à la philosophie zen et décide de créer un jardin traditionnel d’extrême-orient.
  • En 1972, le sanatorium devient un centre médical.
  • De 1972 à 1975, les Cèdres sont fermés pour rénovation. Ce bâtiment accueillera désormais des malades de rééducation fonctionnelle.
  • Le jardin japonais s’élabore de 1973 à 1978.
  • En 1975, le pavillon des Peupliers ferme.
  • En 1987, le rez-de-chaussée des Tamaris utilisé pour soigner les tuberculeux est fermé.
  • En 1989, le Centre Médical d’Aincourt et l’Hôpital de Magny-en-Vexin s’allient avec la création du Syndicat Inter-Hospitalier Magny-Aincourt (SIMA) afin de mettre en commun leurs services logistiques.
  • En 1991, la façade du bâtiment des Cèdres est rénovée.Cette même année, un vote permet de fusionner les deux sites.
  • Cette fusion prit effet en 1994 avec le Centre Hospitalier du Vexin (CHV) qui est un établissement de santé public de 425 lits.
  • Depuis 1994, une cérémonie commémorative rend hommage aux nombreux internés lors d’une célébration le premier samedi d’octobre.

Brochure Aincourt

En 1998, Monsieur Bernard Kouchner pose la première pierre des travaux d’agrandissement du bâtiment des Cèdres. Ces derniers avaient pour but de regrouper toute l’activité de l’hôpital d’Aincourt en un seul pavillon. Les Tamaris ont donc fermé fin 2001.
Le pavillon de la M.A.S. des Floralies est inauguré en 2006.

Les pavillons désaffectés des Tamaris et des Peupliers sont désormais inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Au 1er janvier 2011, fusion du CHV avec l’Établissement Public de Gérontologie « Jean-Baptiste Cartry » de Marines pour créer le Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin.

Historique du site de Magny-en-Vexin

Dès 1502, Pierre Legendre, seigneur de Magny donne une maison pour y loger les pauvres de la ville.
De 1666 à 1745, un Hôtel-Dieu, fondé par le curé Jean-Baptiste Paul, est installé à l’angle de la rue St Sauveur, place de la Butte, où il demeure jusqu’en 1745, date à laquelle il s’installe dans le couvent pris aux Bénédictines, le Prieuré de Sainte-Anne, sis rue de Vernon, avec son jardin et sa chapelle.

En 1865, les bâtiments conventuels étant délabrés, Monsieur Prévôt, le maire de la ville, fonde une société dite de l’œuvre, pour la reconstruction de l’hospice civil. Ainsi un nouvel hôpital est inauguré le 6 juin 1875  dans le jardin de l’ancien Hôtel-Dieu. C’est L’hôpital que l’on connaît actuellement.

L’antique couvent des Bénédictines, devenu inutile, est démoli complètement en 1880.
En 1914-1918, l’établissement devient un hôpital militaire où furent hospitalisés plus de 1500 blessés.
En 1957, il existe quatre services : médecine, chirurgie, maternité et hospice.
C’est en 1977 que la maternité ferme ses portes.

En 1989, le Centre Médical d’Aincourt et l’Hôpital de Magny-en-Vexin s’allient en créant le Syndicat Inter-Hospitalier Magny-Aincourt (SIMA) afin de mettre en commun leurs services logistiques.

En 1991, à Magny-en-Vexin, on compte alors cinq services : les Rosiers, les Genêts, les Mimosas, les Camélias et les Campanules. Cette même année, un vote permet de fusionner les deux sites. Cette fusion prend effet en 1994 avec la naissance du Centre Hospitalier du Vexin (CHV) qui est un établissement de santé public de 425 lits.

En 1998, le bâtiment des Campanules est rénové pour accueillir les personnes âgées dans des conditions d’hébergement satisfaisantes.
Afin de répondre aux besoins de la population, des consultations de spécialistes sont créées au CHV. Cette même année, Monsieur Bernard Kouchner inaugure l’unité d’accueil des urgences sur le site Magny en Vexin.

Au 1er janvier 2011, fusion du CHV avec l’Établissement Public de Gérontologie « Jean-Baptiste Cartry » deMarines pour créer le Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin.

Historique du site de Marines

L’établissement gérontologique Jean-Baptiste Cartry de sa fondation à aujourd’hui

Article provenant du site de la mairie de Marines

Depuis sa création, la Fondation Cartry a su conjuguer prises en charge sanitaire et sociale. Ses diverses dénominations (Hôpital hospice, Hospice cantonal, Hôpital rural, établissement public de gérontologie, Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin) traduisent l’élargissement de son champ d’action et l’évolution de sa vocation première.

L’établissement est né à la fin du XIXe siècle, grâce à Jean Baptiste Cartry*.  Il est  inauguré le 22 avril 1888, mais il ouvre ses portes dès le 1er avril pour les premières admissions.

La Fondation Cartry répond à des besoins importants. En effet, elle apparaît à l’époque comme le dernier recours pour la population communale en détresse sociale. En offrant de nombreux services (distribution de bons de pain et de viande, paiement de médicaments pour les familles nécessiteuses…), elle devient un acteur essentiel pour la commune.

Dans les années 1960, l’hôpital est à la fois un hospice pour les indigents, une maison de retraite, un service de médecine, de psychiatrie, de radiographie et une maternité avec près de 200 lits.

La fin du XXe siècle marque un tournant décisif. Un premier programme d’humanisation est entrepris de 1958 à 1961 portant sur deux ailes nouvelles. D’autres travaux ont lieu de 1971 à 1973 : une « salle de spectacles » avec télévision, bibliothèque, salon de coiffure, bureau de réception, cafétéria. En 1999, conformément à sa vocation, l’institut change de nom et devient établissement Public de Gérontologie Jean-Baptiste Cartry.

Le 1er janvier 2011, l’hôpital gérontologique de Marines fusionne avec le Centre Hospitalier du Vexin pour créer le Groupement Hospitalier Intercommunal du Vexin, au sein duquel Marines demeure le site référent en gérontologie.

En 1883, Jean-Baptiste Cartry, agriculteur à Commeny, lègue ses biens à la commune de Marines afin de faire construire une église et un hospice.
La municipalité jugeant la construction d’une église trop onéreuse, préféra édifier un hospice-hôpital et une petite chapelle ainsi que la statue de Jean-Baptiste Cartry.

Le donateur repose encore aujourd’hui dans la chapelle de l’hospice mais n’est pas accessible au public. Sa statue en bronze d’art, du sculpteur Granet, inaugurée en septembre 1887, domine encore aujourd’hui la cour d’honneur, accueillant les visiteurs et résidents de l’établissement.